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 La Havane, à pied et sans horaire

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Arawak
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Arawak

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MessageSujet: La Havane, à pied et sans horaire   La Havane, à pied et sans horaire Icon_minitimeLun 11 Oct - 6:33

La Havane, à pied et sans horaire 205981

Impossible d'arpenter les rues de La Havane sans conséquence. La ville, peut-être la plus belle des deux Amériques, est certainement aussi élégante que Rio et Buenos Aires et aussi dynamique que San Francisco. La Havane est littéralement ensorcelante. Et, comme Venise ou Naples, c'est aussi une cité où le temps s'est arrêté... en 1959.

Une petite mise en garde: La Havane n'est pas une ville pour les purs ni les esprits sensibles!

Si vous connaissez son CV, vous savez peut-être qu'elle a été une porte d'entrée vers l'Amérique et une porte de sortie vers l'Espagne pendant presque quatre siècles, et que, à chaque fois, on devait payer très cher les services de douanes. En conséquence, la capitale cubaine est devenue très riche. Encore aujourd'hui, elle est restés très fière de ses (nombreux) atouts!

La Havane est une ville éblouissante, même si elle a perdu son glamour et que la peinture s'écaille lentement de ses façades baroques. Elle est plus vivante que jamais malgré trois décennies de stagnation politique. Capitale de culture, avec des festivals de musique, de cinéma et d'architecture, de littérature, de poésie et des spectacles live dans tous les bars de la ville. Centre du pouvoir et lieu de résidence de grands écrivains, c'est d'abord une ville où l'on peut marcher en toute quiétude, sans danger ni de la part de ses habitants ni de la circulation. Une réelle exception en Amérique latine.

La ville s'étend le long de la mer, et il est facile de la traverser en quelques heures, chaque quartier incarnant une période agitée de son histoire. La Vieille Havane, qui renaît de la poussière, rénovée et resplendissante, est dorénavant inscrite au patrimoine de l'humanité et protégée des spéculateurs éventuels. Si la révolution ne l'avait pas figée et, paradoxalement, blindée, elle aurait été complètement détruite pour faire place à une sorte de Las Vegas futuriste, sous l'influence de la mafia et des constructeurs de casinos. Tel était le plan des décideurs de l'époque. Aujourd'hui, ses rues étroites et ses églises et monastères d'allure sévère contrastent curieusement avec les palaces baroques des aristocrates espagnols.

Puis, il y a le quartier suivant, Centro Habana, qui aurait des allures de Barcelone après une attaque nucléaire ou Calcutta après un tremblement de terre. Son talent est caché dans des coins perdus au bout d'une rue, sur une affiche, dans un édifice art déco impeccablement conservé, sur un accotement où l'on peut encore lire le nom hébreu du patron d'une boîte de nuit ou d'un magasin de tissus, fermé depuis 50 ans. Les commerces sont rares, les rues sont défoncées, le ciment des balcons s'effrite. Mais ici, on vit à la havanaise, c'est-à-dire en pleine rue. Car on n'a pas de compte à régler avec le tourisme, absent. Et si on déprime à la vue de tant de délabrement, on peut rejoindre le Malecon en tout temps et repartir vers Vedado, ville bâtie pour la bourgeoisie à partir du milieu du XIXe siècle et véritable musée d'architecture domestique en plein air. Chaque rue est saturée de palaces, comprimant tous les styles, du rococo italien aux plus belles imitations de Le Corbusier. Parfois, au détour d'une avenue, on tourne un film, on refait les scènes de poursuite, c'est joli comme tout et avec les signes omniprésents de l'américanité, des vieilles Pontiac aux affiches des années 50, on pourrait presque se croire à Cleveland pendant la Prohibition. Là tout au bout, près de l'ancien hôtel Hilton, on arrive sur la place Copelia où l'on a tourné des scènes de Fraise et Chocolat. Les Havanais font la queue pour obtenir le coupon qui leur permettra - en pesos cubain uniquement - d'acheter pour quelques sous un cornet de crème glacée. Le parfum aujourd'hui: vanille. Pour les touristes, on paiera en pesos convertibles et il en coûtera deux dollars pour le même cornet, avec quelques saveurs en plus. Mais vous avez aussi le droit de faire la queue si vous préférez payer en monnaie locale. À la rigueur, cela vous permettra de vous faire des amis et de comprendre de l'intérieur le sens du mot «solidarité sociale». Car le paraître n'est pas si important à La Havane, on a plutôt envie de s'amuser, de bavarder, de prendre le temps.

Plus loin, les quartiers de Miramar et de Kohly, toujours le long de la mer, sont plus tranquilles et abritent toutes les ambassades. On y trouve des dizaines de musées et de sculptures publiques étonnantes et les seuls restaurants vraiment chics de la capitale.

En un mot, le vrai bonheur de La Havane c'est de parcourir à pied ses rues et ses grandes avenues et de s'imprégner lentement de ses paradoxes et de ses charmes. Ils sont partout. Car La Havane fait partie de ces villes un peu anonymes malgré le tourisme. Dans ses quartiers, à l'écart, elle peut vivre entièrement ce qu'elle a à dire, des élocutions qui vous feront découvrir un Cuba comme vous ne le connaissez pas encore. Un Cuba réjouissant, retentissant, rigolo, où les difficultés sont ouvertement exprimées et les frustrations absurdes d'un système aberrant sont transcendées par l'ironie. Et le fou rire!

QUELQUES ADRESSES OÙ MANGER

- El Meson de la flota, rue Mercaderes entre Brasil et Amargura dans la Vielle ville. Resto espagnol, installé dans une vieille taverne. Très raisonnable et sympathique avec des tapas et du flamenco. Pour faire changement de la cuisine créole.$

- Los Nardos, Paseo de Marti, devant le Capitolio, entre la vieille ville et Centro Habana. Autre resto espagnol où il n'y a aucune fenêtre (mais un pianiste) et où l'ambiance un peu chic délabré est vraiment séduisante. La cuisine est goûteuse et assez copieuse. Beaucoup de ragoûts et de paëllas.$$

- A Prado y Neptuno, Paseo de Marti au coin de la rue Virtudes, à l'entrée de Centro. Cette pizzeria où l'on peut aussi manger des pestas avec de l'huile d'olive (ne riez pas!) produit toujours de la très bonne cuisine et propose quelques vins du cône sud, à des prix raisonnables pour la qualité. On dit que le Cha-cha-cha est né ici même, pianoté par Enrique Jorrin, son inventeur dans les années 50.$$

- Bar Monserrate, avenida de Belgica, près du Capitolio. Contrairement aux autres bars de la même rue, dont le célèbre Floridita, la cuisine est simple, bien faite et pas chère. On y sert des grillades modestes ou des sandwiches, mais des mojitos extraordinaires. Et toujours au son d'orchestres fabuleux, de l'heure du midi à tard dans la nuit. On peut aisément s'y éterniser.$

- Julia, rue O'Reilly près de Villegas, à deux pas de l'édifice Bacardi dans la vieille ville. Dans ce petit paladar familial, la cuisine est toujours très bonne et authentiquement cubaine. Beaucoup de haricots, de plats de riz et, si vous êtes chanceux de la rosai vieja, ce mijoté de boeuf effiloché parfumé au jus d'oranges amères et au cumin.$

- 1830, sur le Malecon près de la calle 20, au bout du quartier Vedado. Très original: beau resto sur le bord de la mer, vue splendide, cuisine cubaine très bien faite.$$

- La Torre, au sommet de l'édifice FOCSA. Le FOCSA, c'est cet immeuble, un des plus hauts de la ville, en forme de livre ouvert, peint en vert, qui sépare le Vedado du Centro. Tout en haut, il y a ce resto-bar à l'ambiance très Dean Martin, on dirait le décor des premiers James Bond. Pour tous les amateurs d'architecture moderne, c'est le must absolu. Question cuisine, c'est correct et académique! Mais la vue, ouf! Vous pouvez y aller pour l'apéro, c'est moins cher.$$$

QUELQUES ADRESSES OÙ LOGER

À La Havane, vous pouvez opter pour l'ancien Hilton devenu le Habana Libre, les grands hôtels des chaînes espagnoles, les petits palaces de la Vieille Havane, reconvertis en hôtels boutique au chic absolu, et même les deux grands emblèmes de La Havane autrefois décadente, le Nacional et le Riviera. Mais si vous deviez faire un peu différent, je ne saurais trop vous recommander de réserver chez l'habitant qui ici, s'appelle la casa particular. Pour moins de 35$ la chambre, vous logerez dans une famille havanaise avec entrée privée parfois, cuisine particulière souvent, et beaucoup d'ambiance. Les plus luxueuses sont carrément exceptionnelles, d'autres sont plus modestes, mais toutes vous laisseront des souvenirs impérissables.

Vous pouvez consulter deux sites utiles qui vous permettront de réserver (et il faut le faire à l'avance si possible) et de voir les photos des chambres avant de s'y présenter. Sachez toutefois qu'il ne s'agit pas d'un hôtel même si on y est souvent installé plus confortablement, il n'y a donc pas de femmes de chambre ni de jacuzzi et la plupart proposent des toilettes privées. En revanche, il n'y a souvent que deux chambres à louer et les petits-déjeuners (copieux et délicieux) sont parfois inclus dans le prix de la chambre.

www.casaparticular.info

www.cubacasas.net

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Dernière édition par Arawak le Lun 11 Oct - 7:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La Havane, à pied et sans horaire   La Havane, à pied et sans horaire Icon_minitimeLun 11 Oct - 7:05

Merci pour ce récit de la Havane, tu m'as rappelé des souvenirs, j'y suis allée en 2001.
La Havane est une ville envoutante, j'ai vraiment aimé cette ville, bien plus que Santo Domingo.
Elle n'a pas la même âme, la Havane avec ces immeubles comme tu le décris et aussi ces vieilles américaines.
J'ai aimé visité aussi la Fabrique de cigares, j'ai mangé chez See man, et au restaurant que l'on nomme Fraise et chocolat, du nom du film.







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