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 Tibet: pèlerinage à Lhassa

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Arawak
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Arawak

Localisation : Doornik (Belgikistan)

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MessageSujet: Tibet: pèlerinage à Lhassa   Tibet: pèlerinage à Lhassa Icon_minitimeMar 3 Jan - 8:04

Tibet: pèlerinage à Lhassa 456272-moines-lhassa

Au premier abord, Lhassa ressemble à n'importe quelle cité chinoise moderne en pleine croissance, avec de larges artères bordées de magasins vendant de grandes marques, des édifices d'habitation à l'architecture anonyme et des chantiers qui bourdonnent d'activité. Or, en pénétrant dans la vieille ville, le décor change complètement. Ici, on est au milieu d'un constant pèlerinage bouddhique.

Quand on se retrouve happé par une marée humaine agitant des moulins à prières et des chapelets de billes de bois, on sait que l'on vient d'atteindre le Barkhor, le circuit de pèlerinage qui encercle le Jokhang, le temple le plus vénéré du bouddhisme tibétain. Des pèlerins venus de partout au Tibet, portant les costumes traditionnels et les coiffes typiques de leurs régions, convergent ici, au coeur du vieux Lhassa, pour manifester leur ferveur religieuse en se prosternant devant des statues de leurs divinités, en brûlant de l'encens, en touchant les symboles religieux, en faisant tourner les roues de prières. Certains dévots ont parcouru des centaines de kilomètres en se prosternant - c'est pourquoi ils ont les genoux et les mains protégés par des plaquettes de bois ou des morceaux de caoutchouc. De cette nuée en mouvement perpétuel s'élève un murmure sourd: om mani padme um, la prière de la compassion, répétée sans fin par la foule.

Le quartier du Barkhor est l'âme de Lhassa, son coeur spirituel, mais aussi son centre commercial, pour la population tibétaine. Le circuit de pèlerinage est bordé d'échoppes vendant des drapeaux de prières, chapelets, statues et autres objets religieux, des bijoux et vêtements colorés, des poignards rutilants, du thé au beurre et de la tsampa (farine d'orge grillée qui constitue la base de l'alimentation tibétaine), ou encore des téléphones cellulaires - touche de modernité dans ce décor d'un autre siècle. Les maisons anciennes blanchies à la chaux arborent les ornements traditionnels: portes et fenêtres peintes de motifs aux couleurs vives et frises de tissus brodés des signes bouddhiques.

Les visiteurs ont tout intérêt à rester dans la vieille ville et à se perdre dans ses ruelles, courant la chance de découvrir des scènes inattendues. Ainsi, en entrant dans un étroit couloir bordé de roues de prières, on débouche sur une cour intérieure où se rassemblent des centaines de pèlerins.

À tous les coins de rue, on tombe sur une chapelle où les gens s'adonnent à leurs rituels, sonnent des cloches, se prosternent devant des effigies de Bouddha, dans l'une de ses multiples incarnations. Ceux qui sont vêtus de jeans à la mode et de casquettes de marques américaines font preuve de la même dévotion.

Au détour d'une ruelle, on peut aussi rencontrer des soldats chinois, mitraillette à la main, marchant au pas, qui patrouillent en escadron dans le Barkhor, sans respecter le sens traditionnel de la marche (dans le sens des aiguilles d'une montre). Mais cela ne semble pas perturber les fidèles, perdus dans leurs prières.


LHASSA SACRÉ

Circuits de pèlerinage

Dans Lhassa, les pèlerins empruntent divers «koras», des circuits qui passent par plusieurs édifices ou monuments religieux où ils effectuent leurs rituels. Le plus long d'entre eux, le Lingkhor, fait 8 km et entoure la majeure partie de l'ancienne ville. Certaines parties du parcours présentent peu d'intérêt, mais on y découvre aussi de magnifiques murales peintes sur des parois rocheuses ou des chortens (monuments de forme pyramidale) formés de pierres gravées de prières. Le Barkhor, le circuit le plus connu et le plus animé, fait le tour du temple du Jokhang, au centre de la vieille ville.

Jokhang

C'est le temple le plus important du bouddhisme tibétain, que tous les fidèles souhaitent visiter une fois dans leur vie, car il abrite une statue de Jowo Sakyamuni (jeune Bouddha), la plus révérée du Tibet, incrustée de pierres précieuses. Sa cour extérieure est remplie de pèlerins qui se prosternent de tout leur long devant l'entrée. Ensuite, ils font la file pour visiter les chapelles du temple. Plusieurs transportent un thermos rempli de beurre de yack liquide, qu'ils versent dans les lampions allumés dans chaque chapelle. On peut y admirer d'anciennes statues venues de l'Inde et du Népal ainsi que d'immenses thangkas, des images peintes sur du tissu.

Potala

Même si on a vu en photo l'ancien palais du dalaï-lama, on ne peut s'empêcher d'être impressionné devant cette structure de 13 étages, construite sur une colline surplombant Lhassa, qui ressemble à une forteresse, avec des murs de 5 mètres d'épaisseur à la base. Il faut se taper une longue montée avant d'entrer dans l'édifice, ce qui n'est pas facile quand on est incommodé par l'altitude (3600 m). Le Potala se visite plutôt comme un musée. On y voit les tombes de plusieurs dalaï-lamas, leurs chapelles, leurs salles de réception et leurs appartements privés, tous décorés de tissus luxueux, de pierres précieuses et d'oeuvres d'art. Attention, il faut réserver à l'avance pour une visite.

Monastère de Sera

Ce monastère situé juste à l'extérieur de Lhassa est célèbre pour les débats qui s'y tiennent entre les moines. Dans la cour intérieure ombragée, dans l'après-midi, des centaines de moines discutent de philosophie. Devant leurs confrères assis en tailleur, les orateurs ponctuent leurs arguments de claquements de mains et de mouvements de robe écarlate. On dirait qu'ils se disputent, mais les séances finissent souvent par des rires et des accolades.

Le gouvernement chinois ferme régulièrement l'accès au Tibet pour les touristes étrangers, lorsqu'il estime qu'il y a des risques de soulèvement. En 2011, l'entrée a été interdite pour les touristes à deux reprises, en mars et en juillet.

On ne peut visiter le Tibet qu'en groupe organisé par une agence de voyages, avec un guide. En plus du visa pour la Chine, il faut un permis spécial pour le Tibet. Par contre, à Lhassa, il n'est pas nécessaire d'être accompagné continuellement d'un guide, sauf pour la visite du Potala.

Lhassa est situé à une altitude de 3600 m. Si vous y arrivez par avion, sans avoir eu le temps de vous acclimater, vous sentirez l'effet de la rareté de l'oxygène. Attendez quelques jours avant d'entreprendre une activité demandant un effort physique, comme monter les marches du Potala. En cas de nécessité, la plupart des hôtels mettent de petites bonbonnes d'oxygène à la disposition de leurs clients.

Le vol entre Lhassa et Katmandou survole les plus hauts sommets de l'Himalaya. Si le ciel est dégagé, on peut apercevoir le mont Everest.


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